Hier semblait être la journée des aurevoirs. Pendant que d'autres disaient
tristement aurevoir à leur chat bien aimé. Je disais plus joyeusement aurevoir aux gens de la fac, et moins joyeusement à Sidonie. Hier c'était ma dernière garde de la petite.
Je suis allée la chercher à la sortie de l'école, on a récupéré tous ces travaux de l'année dans une très gros sac en plastique. Nous avons pris notre dernier gouter toutes les deux. Elle
m'a montré absolument toutes ses belles productions dont elle était très fière. Nous avons joué à la dinette avec ses deux bébés et on a pris le bain. Sa maman rentrait tôt. J'ai offert à Sidonie
un calendrier pour petits, tout en tissus, on scratch tous les jours, le jour de la semaine, le mois, la saison, le temps. Les saisons sont de la même couleur que les mois qui leur correspondent,
le jour d'école sont écrits dans une couleur particulière et il y a un arbre sur lequel on peut coller en fonction de la saison des feuilles, ou des fleurs ou des cerises...
Moi j'ai été gatée, on m'a offert un livre intégrant plus d'une dizaines des romans, pièces de théâtre et scénari de Marguerite Duras (1600 pages de bonheur). Mais surtout on m'a offert le plus
beau des sacs en toile qui puisse exister !! C'est un sac fait par l'école sur lequel on peut trouver un dessin de chaque enfant de l'école maternelle. Dont celui de Sidonie evidemment. Celui là
au moins je connais pas grand monde qui aura le même !
Et puis Sidonie a fait deux dessins pour moi ! Mon portrait et un autre avec elle et moi. Il aura fallu qu'elle soit sûre que je partes pour accepter de me faire à moi (et pas à maman !) un beau
dessin. Trop bien.
J'ai même vu quand même en feuilletant son cahier, que dans une page, il y avait quatre dessin, sur l'un était marqué Sidonie, sur un autre papa, sur un troisième maman, mais sur le dernier il
était écrit Marianne !
Je suis partie sans pleurer, avec le sourire, en se faisant de grands coucous de la main.
Mon aurevoir à moi était plutôt joyeux mais à la même heure, loin de moi, mais près de mon coeur, une famille pleurait.
Hier était la journée des aurevoirs, aujourd'hui j'espère que ce sera celui des Bonjours.
par Marianne
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A quel âge peut-on commencer à vivre ?
Quand on est enfant est trop petit pour s'habiller tout seul, pour aller aux toilettes tout seul, il y a plein d'interdits. Au fur et à mesure qu'on grandit les interdits diminuent et on prend de
l'indépendance.
On croit qu'à 18 ans : ça y est tous les interdits sont levés et qu'on peut enfin commencer à vivre.
Et puis on commence à entendre qu'on est trop jeune pour s'engager, trop jeune pour vivre ensemble, trop jeune pour avoir un chat, des enfants....
Quand alors peut-on commencer à vivre ?
Mes parents me l'autorise me le permette, m'aide et m'encourage à chaque étape.
D'autres interdisent encore, à 20 ans à leurs enfants de se servir d'un four...
Et je suis sûre qu'un jour on me dira : Tu es trop vieille pour.....
Tant pis pour les jugements.
Moi j'ai déjà commencé à vivre.
par Marianne
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Chaton est vraiment tout petit, encore plus qu'on ne le croyait. Moi je dirais qu'il a tout juste un mois.
Maman a déjà élevé un chat au biberon : Attila. Le chat le plus casanier affectueux et gentil que nous ayons eu.
Ce chat finira sans doute comme lui, gros pépère dans un fauteuil. Après le biberon Chaton s'est endormi sur les genoux de Matthieu.
par Marianne
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Comme vous le savez tous, ma mère a recueilli un petit chaton en détresse qu'elle nourrit. Comme vous l'ignorez surement,
Matthieu et moi avons toujours vécu avec des chats et toujours eu envie d'en avoir. Je me souviens encore notre première visite rue petit de julleville, nous avions trouver l'endroit idéal pour
une cachette de chat dans la cuisine et encore rue Beauvoisine, nous observions la niche à l'entrée comme un coin à chat potentiel.
Comme nous avons toujours eu conscience de la responsabilité qu'impliquait à chat, et ayant conscience de notre situation d'étudiant nous avons toujours su contenir notre envie et retarder ce
projet.
Nous serions donc rester ainsi sans doute encore quelques années. Mais voilà Chaton est arrivé.
Remettant en cause nos décisions.
Nous avons commencé à réfléchir à la possibilité de le prendre. Mais en prenant notre temps, en pesant chaque élément de tout son poids.
Nous savons qu'un chat en appartement n'est pas chose aisée, mais ce chaton élévé par l'homme finira et habitué dès tout petit se plairait sans doute dans un appartement de 40 à 50 m².
Nous bougeons beaucoup Matthieu et moi (encore que ce n'est pas toutes les semaines) mais ce chaton à commencé à s'habituer à évoluer dans un espace restreint (maman le cantonnant à la salle de
bain la nuit etc...) et de plus l'aller-retour sur paris s'était passé sans encombre, ce chat à l'air d'être d'une nature à se laisser transporter dans une caisse sans problème.
Autre souci la charge financière, un chat c'est des croquettes, une litière, le vétérinaire etc..Personnellement, l'argent que donne mes parents ainsi que nos économies et nos boulots d'été
peuvent nous permettre de l'assumer entièrement. Et le cout d'un chat ce n'est pas le cout de trois chat, cela reste une dépense raisonnable.
Pour s'occuper de lui, nettoyer ses bétises, ses pipis, ses vomis etc... Matthieu et moi savons nous y prendre et assumerons tout cela aussi.
Si nous partons une semaine, il est assez aisé de trouver des amis, ou même de prendre quelqu'un pour venir s'occuper du chat à l'appartement. un chat ce n'est pas la même charge qu'un chien, il
ne necessite pas d'être promené et est assez indépendant pour se passer de l'homme quelques jours.
Le seul problème a réglé reste les deux mois d'été.
Mes parents ont déjà trois chats, mais ils semblent s'habituer à tolérer la présence du chaton, se qui me chagrine c'est que je ne passe jamais mes deux mois dété à saint amand et que là-bas
chaton pourrait prendre le gout de la nature et ne plus supporter la vie en appartement.
A st sever chez les parents de Matthieu il y a quatre chats, difficile aussi, néanmoins la maison est grande, la cage d'escalier ferme par des portes et les chats restent confinés au premier sans
sortir, le chaton pourrait vivre au rez-de chaussée ou même au deuxième sans jamais rencontrer les autres chats, et Matthieu et moi nous chargerions de tout le reste. Seul problème : les parents
de Matthieu.
Je ne sais pas trop ni quoi dire, ni quoi faire pour montrer que nous sommes adultes et responsables bien que pas encore indépendants financièrement. L'année prochaine nous allons vivre à deux,
avoir une voiture. Nous vivons comme de jeunes adultes certes encore étudiants.
J'aimerais que vous me donniez votre avis, lecteur de ce blog, pensez-vous que nous pouvons prendre ce chat à notre charge ?
Nous réflechissons et nous ne prendrons aucune décision à la légère.
Donnez moi votre avis.
par Marianne
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Aujourd'hui rien ne va ! Je me sens impuissante, rien n'avance et ça m'agace. On a appelé neuf pour fusionner nos comptes, c'est pas possible, il faut contacter le
service des réclamations, en bref mieux vaut résilier et renvoyer le modem ! Matthieu ayant une garde-robe digne d'une fashionita, on doit trouver un moyen de redescendre plein de choses à st
sever, donc je me trimbale des allers-retours rouen-paris chargée comme une bourrique, les affaires vont ensuite être redescendues à st amand grâce à mes parents, puis sur Aubagne (si ma mère
trouve de la place dans la voiture en plus des affaires de camoping et celles du chaton !) pour rejoindre st sever à la mi-juillet ! (non non ya plus simple on pourrait passer par la nouvelle
zélande !)
On a des infos contradictoires des facs genre : la fac d'accueil ne signe que si la fac de départ signe, mais la fac de départ ne signe que si la fac d'accueil signe !! (cool !)
Bien entendu le temps de régler ça, il est 17h la poste est fermée donc le courrier à envoyer attendra demain !
Bien entendu quand je peux voir mon frère il ne peut pas et inversement, de même pour Rémi, Camille et d'autres !
En plus ma mère est épuisée et je lui en demande beaucoup et je ne rien faire pour la soulager !
On n'a toujours pas trouvé de camping pour chercher un appart sur Aubagne !
Et en plus on crève de chaud et je ne sais plusoù j'habite !
Bref c'est la merde, ya des jours où rien n'avance, espérons que demain ça ira mieux !
par Marianne
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Je reviens à Derain, et oui il m'obsède. Mais cette fois-ci j'ai trouvé la carte postale du tableau au musée de
l'orangerie !
Ce tableau, c'est un portrait de la nièce du peintre. je vous en parle car il nous a touché Flavie et Moi.
Ce portrait c'est bien plus qu'un portrait physique, c'est la personnalité de la jeune fille, ou du moins son état lorsqu'il la prise pour modèle. Elle est visiblement assise sur un
fauteuil, mais le fond est complètement abstrait, impossible de peindre le décor, les meubles objets et peut être personne présente, pour cette jeune fille qui semble si seule et isoler du monde.
Le fond ressemble aux remous d'une eau brouillée, les tourments de la jeune fille ? la complexité de ses pensées ?
Regardez cette peau de lait qu'il lui a dessiné, cela lui confère une certaine grâce, une douceur, mais aussi une grande fragilité. Son regard pensif, de côté, avec un mélange de nostalgie,
d'immense solitude, de réflexion. Cet oncle à percer le plus profond de l'âme de sa nièce.
Mais la encore, c'est plus que l'état de sa nièce, c'est l'universelle solitude qu'il peint ici, et peut être même la sienne lorsqu'il peint se tableau.
Pourqui ce tableau me touche, parce que je crois qu'au fond de chaque femme, ce cache cette nièce fragile, douce, triste et seule et qu'en perçant son âme à elle, c'est celle de toutes les femmes
qu'il a atteint.
J'ai vu un autre tableau de la jeune fille, toujours ce même regard. Qu'est-elle devenue ?
par Marianne
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Avec Flavie nous avons donc vu à l’orangerie, les Nymphéas de Monet. J’ai appris à l’occasion,
qu’ils étaient disposés comme l’avait souhaité l’artiste, repartis en deux salles de formes elliptiques. Ce fut une expérience picturale surprenante. Les Nymphéas, je n’avais jamais pensé qu’ils
seraient si grands ! Tout en longueur. Lorsqu’on rentre on est tout de suite baigné dans une atmosphère, j’étais à Giverny l’espace d’un instant, tout d’abord une impression de soir d’été,
puis dans l’autre pièce une sensation de lever du jour au printemps (je me trompe peut être mais c’est ce que j’ai ressenti). Mais en balayant la pièce du regard, on avait l’impression que du
jour tombait progressivement la nuit. Les Nymphéas à l’orangerie c’est passer deux jours entiers à Giverny. Les tableaux se font échos et se correspondent d’une salle à l’autre. On ne se lasse
pas de contempler ses tâches de couleur, cette impression de légèreté vaporeuse. Je serais restée des heures comme on peut passer des heures au fil de l’eau. Expérience magique. Testament de
l'artiste qui semble être arrivé à la conclusion de ses recherches. à l'aboutissement de son art
par Marianne
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L'autre jour dans le métro, j'ai été témoin d'une curieuse réaction. Je rentrais de chez Sidonie, sur la ligne 13,
rentre une mendiante dans mon wagon. Elle passe près des gens demandant une pièce pour pouvoir manger. C'est un phénomène si habituel à Paris que bien souvent les gens ne font même plus attention
ou bien comme moi, gênés par la misère, il détourne leur regard. Pas de chance pour cette femme, personne ne lui donne rien. Et puis une femme noir, l'appelle et lui tend une pièce, s'en suit
alors une deuxième femme, puis un homme qui fait de même. Voyant cela, le jeune homme en face de moi, lui tend deux sandwiches parmi la dizaine qu'il avait dans un sac pâte à pain. Une jeune
femme assez bourgeoise, portant un sac ou visiblement regnait un beau gateau patissier lui offre alors des viennoiseries. Et Alors que la mendiante allait descendre, un monsieur lui tend un
ticket restaurant.
J'étais stupéfaite. Ravie pour cette malheureuse qui avait fait une bonne pêche. Etonnée de tant d'élan de générosité, comme si d'un seul coup c'était devenu la course à celui qui serait le plus
généreux. Curieuse bestioles, l'être humain, toujours en concurrence, en compétition avec les autres, mais pour une fois cela en valait la peine.
par Marianne
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Oyez Oyez !
Suite à notre visite à l'orangerie j'ai découvert Derain, dont j'apprécie uniquement et surtout ces portraits. Flavie et moi avons toutes deux été émues par le portrait de sa nièce. Et hier,
j'ai fait une rencontre avec un de ses tableaux. Malgré nos recherches, aucunes traces ni de reproduction, ni de cartes de ce tableau. Alors je lance un avis de recherche ! A celui qui
trouvera une reproduction quelle qu'elle soit de ce tableau : Nu sur fond de rideau vert de Derain.
Cette femme, c'est la femme parfaite, si belle ! Regardez ce visage si doux, ces seins, ce ventre... Elle se dévoile tout
en gardant sa pudeur. Ni trop grosse, ni trop fine, une grâce, une élégance, une simplicité. Vous le verriez, sa luminosité, la couleur de cette peau..,Hier j'entendais dire un spécialiste de
Derain, dire combien ses tableaux suscitait un désir de possession auprès du public. C'est vrai, depuis que j'ai vu ce tableau je ne pense qu'à l'avoir chez moi ! Le contempler, et ne jamais me
lasser.
Alors avis aux dénicheurs !
par Marianne
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